Accueil > A propos de la presbyacousie > En savoir plus sur la presbyacousie
Dépistage, quelles démarches ?
La détection d’une déficience auditive se fait aujourd’hui par un diagnostic réalisé dans le cabinet d’un médecin ORL spécialisé. Rapide et sans douleurs, cet examen consiste en un audiogramme tonal réalisé à l’aide d’un casque. Le patient doit signaler les sons les plus faibles qu’il peut entendre à différentes fréquences. L’examen s’accompagne d’un audiogramme vocal, consistant en la répétition de mots entendus dans un environnement sonore. Ce diagnostic conduit, si besoin, à la prescription d’appareils auditifs, dont le choix et le réglage seront faits par un audioprothésiste.
Appareils auditifs qui ont largement profité des progrès technologiques ces dernières années : toujours plus petits, plus précis et plus design.
Une gêne sociale grandissante
Signe extérieur de vieillesse pour les uns, signe révélateur de défaillance intellectuelle pour les autres, la malentendance souffre depuis des siècles du poids de préjugés tenaces.
Le poids des regards extérieurs nourris de clichés entraîne une difficulté réelle à communiquer avec son environnement social. La presbyacousie se manifeste en priorité par une perte des fréquences dites aiguës, celles où se loge le plus la voix humaine. Un sujet presbyacousique moyen perdra ainsi 60% de ces fréquences aiguës et seulement 10% de ces fréquences graves. En découle une difficulté grandissante à distinguer les consonnes (portées par moins d’énergie dans la voix, et donc moins perceptibles que les voyelles constituées de fréquences aiguës). Puis les voix chuchotées, les dictions accélérées et certaines voix familières se brouillent à leur tour. Cette gêne à entendre se double souvent d’une difficulté croissante à communiquer.
Un danger d’exclusion sociale reconnu
Enquêtes et études scientifiques confirment ces constats d’isolement et d’exclusion. Des enquêtes de la Direction générale de la Santé en 2003 éclairaient un lien entre la presbyacousie et la fréquence des accidents domestiques. Les études démontrent de même l’importance de la prise en charge pour prévenir et limiter ces risques. Une étude du CNRS menée dans la région lyonnaise auprès de plusieurs centaines de malentendants a récemment montré que le sentiment de dépression diminuait nettement au bout de six mois chez ceux qui s’étaient appareillés.
Dernières infos de auditioninfos.org
Les chauffeurs de poids lourds menacés de perte auditive
31 Aug 2010
Les aides auditives plébiscités pour leur amélioration de la qualité de vie
31 Aug 2010

